Fiches CQP IF

Formation ABD · session d'octobre 2026 · fiches de révision par chapitre, avec schémas et questions type examen. Touche une question pour voir la réponse, touche une image pour l'agrandir.

Chapitre 1 · Connaissance du public

Séquences 2 à 4, mise en situation et synthèse du prof

Sommaire du chapitre
  1. Caractéristiques du public
  2. Motivations et objectifs
  3. Accueillir et questionner
  4. Informations utiles à recueillir
  5. Question des tarifs
  6. Mise en situation : le pratiquant qui stagne
  7. Les 4 questions du coach

Fiche 1 · Séquence 2Les caractéristiques du public

Principe : avant toute programmation, on interroge le pratiquant (entretien, anamnèse) pour construire un programme adapté à sa personne et vérifier qu'un suivi sur la durée est réaliste.

Les 4 axes à explorer

  1. Âge et parcours sportif : a-t-il déjà pratiqué ? Quels sports, combien de temps ? Pourquoi a-t-il arrêté ? Quelles difficultés passées ?
  2. Niveau de pratique et condition physique : niveau actuel en musculation, état de forme aujourd'hui, éventuelles séquelles (blessures, douleurs).
  3. Capacités, contraintes et besoins : contraintes de vie (famille, horaires de travail), disponibilités réelles, ce qu'il est prêt à investir. C'est au coach de s'adapter à son rythme, pas l'inverse.
  4. Différences individuelles : chaque profil est unique, pas de programme copié-collé.
À retenir : ces infos permettent d'anticiper l'adhésion au coaching (va-t-il tenir ?) et de sécuriser la pratique.
Questions type examen
Citez les 4 caractéristiques du public à analyser avant de programmer.

Âge et parcours sportif ; niveau et condition physique ; capacités, contraintes et besoins ; différences individuelles.

Pourquoi demander à un pratiquant pourquoi il a arrêté le sport ?

Pour connaître ses séquelles, ses freins et anticiper s'il tiendra sur la durée.

Donnez deux exemples de contraintes de vie qui influencent la programmation.

Vie familiale, horaires de travail compliqués.

Fiche 2 · Séquence 3Motivations et objectifs

Principe : après avoir analysé le profil, on identifie pourquoi la personne vient. L'objectif oriente toute la programmation.

Les 4 grandes motivations

  • Prise de masse musculaire : développer le volume et la force.
  • Perte de poids : réduire la masse grasse, améliorer la composition corporelle.
  • Performance et autonomie : progresser dans son sport, et apprendre tout ce dont elle a besoin pour s'entraîner seule (techniques, sécurité, organisation des séances).
  • Santé, bien-être et remise en forme : reprendre une activité, se sentir mieux, ou vivre mieux avec une pathologie.
À retenir : une même personne peut avoir plusieurs motivations ; à nous de prioriser avec elle. En cas de pathologie, l'objectif devient l'adaptation et la sécurité de la pratique (avec l'avis médical si besoin).
Questions type examen
Citez les 4 grandes familles de motivations d'un pratiquant.

Prise de masse ; perte de poids ; performance et autonomie ; santé, bien-être et remise en forme.

Que signifie rendre un pratiquant « autonome » ?

Lui apprendre les techniques, la sécurité et l'organisation de ses séances pour qu'il puisse s'entraîner seul.

Comment l'objectif d'une personne atteinte d'une pathologie modifie-t-il votre approche ?

On vise l'adaptation et la sécurité de la pratique, en lien avec l'avis médical.

Fiche 3 · Séquence 4Accueillir et questionner un pratiquant

Principe : l'entretien d'accueil est le premier contact. Il sert à recueillir les infos des séquences 2 et 3 et à vérifier qu'on est en capacité de prendre la personne en charge.

Les 4 étapes

  1. Construire un entretien d'accueil : préparer une trame de questions, mettre la personne en confiance.
  2. Identifier les informations utiles : parcours sportif, condition physique, contraintes, motivations, éventuelles pathologies (détail plus bas).
  3. Écouter les attentes et reformuler : laisser parler, puis reformuler pour vérifier qu'on a bien compris (« Si je comprends bien, vous souhaitez… »).
  4. Repérer les limites de son champ de compétences : si on n'est pas apte à prendre en charge la personne, on ne le fait pas. Deux options : se former pour pouvoir l'accompagner, ou la rediriger vers un confrère (ou un professionnel de santé).

Écoute active

Prendre le temps, ne pas couper la parole, être attentif à tout ce que dit la personne, y compris les détails qui semblent anodins : une douleur évoquée en passant, une contrainte d'horaires, une appréhension. C'est souvent là que se cachent les infos clés pour adapter le programme et la mettre en confiance.

À retenir : refuser ou orienter n'est pas un échec, c'est une obligation de sécurité et de professionnalisme.
Questions type examen
Quelles sont les 4 étapes de l'accueil d'un pratiquant ?

Construire l'entretien ; identifier les infos utiles ; écouter et reformuler ; repérer les limites de ses compétences.

À quoi sert la reformulation ?

À vérifier qu'on a bien compris les attentes du pratiquant et à lui montrer qu'il est écouté.

Que faire face à un pratiquant dont le profil dépasse vos compétences ?

Ne pas le prendre en charge : se former, ou l'orienter vers un confrère ou un professionnel de santé.

Pourquoi l'écoute active est-elle essentielle lors de l'entretien ?

Les détails anodins (douleur, contrainte, appréhension) contiennent souvent les infos clés pour adapter le programme.

Fiche 3 · ComplémentsLes informations utiles à recueillir

Le métier, une info clé

Toujours demander la profession : elle renseigne sur le niveau d'activité quotidien et les contraintes physiques.

  • Métier sédentaire (bureau, conduite) : creuser. Douleurs de dos, de nuque, d'épaules ? Raideurs aux hanches ? Position assise prolongée ?
  • Métier physique (port de charges, station debout) : fatigue accumulée, zones sursollicitées, risque de surcharge à l'entraînement.

Réflexe : une réponse = une relance. « Vous avez mal au dos ? Où exactement ? Depuis quand ? Ça vous gêne au quotidien ? Avez-vous consulté ? »

Antécédents de grossesse

Demander, à titre informatif, s'il y a eu une ou plusieurs grossesses et des complications (césarienne, diastasis des grands droits, faiblesse du périnée, douleurs lombaires post-partum…).

Ces éléments influencent le choix des exercices : sangle abdominale (éviter les crunchs classiques en cas de diastasis), impacts (sauts, course), charges lourdes. En cas de doute ou de grossesse récente, orienter vers un professionnel de santé (sage-femme, kiné) avant la reprise.

Habitudes alimentaires

On questionne pour comprendre le mode de vie, pas pour prescrire un régime (ça relève du diététicien ou du médecin).

  • Combien de repas par jour ? Prenez-vous un petit-déjeuner ?
  • Avez-vous l'impression de manger assez ? Trop ?
  • À quels horaires ? Repas réguliers ou décalés (travail de nuit, horaires variables) ?
  • Grignotez-vous entre les repas ? Quoi ?
  • Mangez-vous avant ou après vos séances ?
  • Que buvez-vous dans la journée, en quelle quantité (eau, sodas, alcool, café) ?
  • Cuisinez-vous, ou mangez-vous souvent à l'extérieur, des plats préparés ?
  • Régime particulier (végétarien, sans gluten…), allergies, intolérances ?
  • Prenez-vous des compléments alimentaires ?

Pourquoi : l'alimentation conditionne l'énergie en séance, la récupération et l'atteinte de l'objectif. Un pratiquant qui ne déjeune pas et s'entraîne le matin risque le malaise.

Questions type examen
Pourquoi interroger un pratiquant sur son métier ? Quelles questions poser à une personne sédentaire ?

Pour connaître son activité quotidienne et ses contraintes physiques ; douleurs de dos, nuque, épaules, raideurs de hanches, position assise.

Pourquoi s'intéresser aux antécédents de grossesse d'une pratiquante ?

Complications possibles (diastasis, périnée, lombaires) qui modifient le choix des exercices abdominaux, des impacts et des charges.

Citez 4 questions sur l'alimentation et la limite de votre rôle.

Nombre de repas, petit-déjeuner, horaires, hydratation… On ne prescrit pas de régime : c'est le rôle du diététicien ou du médecin.

Fiche 3 · ComplémentsLa question des tarifs

Si la personne demande les prix pendant l'entretien, on donne d'abord le tarif de la séance à l'unité, puis on précise qu'il existe différentes formules (packs de séances, abonnements) avec des tarifs dégressifs. On ne fige rien sur le moment : on lui indique qu'on reviendra vers elle avec une proposition adaptée à son objectif et à sa fréquence d'entraînement.

Pourquoi : on répond honnêtement sans la perdre dans une grille tarifaire, et on garde la main pour proposer la formule la plus pertinente une fois son profil cerné. Ça montre aussi le côté personnalisé du suivi.

Question type examen
Comment répondre à un pratiquant qui demande les tarifs lors du premier entretien ?

Tarif à l'unité, existence de formules dégressives, puis proposition personnalisée envoyée plus tard.

Mise en situation en classeLe pratiquant confirmé qui stagne

Contexte : homme de 35 ans, s'entraîne depuis plusieurs années, niveau confirmé. Il se plaint de stagner et veut augmenter ses performances. Le coach doit l'analyser avant de modifier quoi que ce soit.

1. Quels éléments analyser avant de proposer des changements ?

« On regarde d'abord sa diète, son programme actuel et son sommeil. On s'intéresse aussi à sa vie personnelle et professionnelle, parce qu'il peut stagner à cause de son travail par exemple (fatigue, stress, horaires). »

2. Quels sont ses objectifs réels ?

« Il faut clarifier ce qu'il entend par performer : est-ce un objectif de compétition, un objectif de bien-être, ou un objectif de force ? »

3. Comment prendre en compte son expérience sans présumer de ses capacités actuelles ?

« On lui demande de nous exposer ses exercices favoris et s'il a déjà été accompagné. Puis on lui propose une ou deux séances pour observer ce qu'il fait réellement, et ensuite on lui propose des exercices et des axes d'amélioration. »

Correctif du prof (question 1) :
  • Combien de séances par semaine ? Trop peu = stimulus insuffisant ; trop = récupération insuffisante (surentraînement). Les deux peuvent expliquer la stagnation.
  • Depuis combien de temps suit-il le même programme ? Un programme identique pendant longtemps entraîne une adaptation du corps : il ne progresse plus car il n'est plus surpris. Cause classique de plateau.
À retenir : face à un pratiquant qui stagne, on vérifie toujours la fréquence d'entraînement et l'ancienneté du programme, en plus de la diète, du sommeil et du mode de vie.

Synthèse du chapitre · selon le profLes 4 questions fondamentales du coach

  1. Qui est le pratiquant en face de moi ? Âge, parcours sportif, niveau, condition physique, métier, antécédents (séquence 2).
  2. Pourquoi pratique-t-il ? Ses motivations et objectifs réels (séquence 3).
  3. De quoi a-t-il besoin ? Ce qui va réellement le faire progresser, au-delà de ce qu'il demande. Le stagnant n'a pas forcément besoin de plus de charge, mais peut-être d'un nouveau programme ou de plus de sommeil.
  4. Comment le coach doit-il réagir ? Adapter sa réponse : programme, conseils, orientation vers un confrère ou un professionnel si ça dépasse ses compétences (séquence 4).
À retenir : ces 4 questions résument tout le chapitre et servent de trame pour toutes les mises en situation.
Question type examen
Quelles sont les 4 questions qu'un coach doit se poser face à un nouveau pratiquant ?

Qui est-il ? Pourquoi pratique-t-il ? De quoi a-t-il besoin ? Comment dois-je réagir ?

Cours du 10 et 11 octobre

À compléter : ces cours seront ajoutés ici dès que tu m'envoies les notes.

Chapitre 2 · Anatomie

Cours du 12 octobre · approche fonctionnelle, orientée terrain · QCM final prévu

Sommaire du chapitre
  1. Objectifs et organisation
  2. Position de référence et termes de position
  3. Plans et termes de mouvement
  4. Exercices et chaînes cinétiques
  5. Rôles du squelette
  6. Squelette axial et appendiculaire
  7. Os de chaque articulation
  8. L'épaule gléno-humérale
  9. Pronation et supination
  10. Bassin, avant-bras et main
  11. Membre inférieur
  12. Cheville et pied
  13. Tête, tronc, membre supérieur
  14. Zoom sur la main
  15. La colonne vertébrale
  16. Déformations de la colonne
  17. Pull-over au sol
  18. Corriger la posture
  19. Les articulations
  20. Ligament et tendon
  21. Articulations synoviales
  22. Mobilité, stabilité, amplitude
  23. Rôles musculaires

IntroductionObjectifs et organisation du chapitre

  • Identifier les grandes régions anatomiques et les plans de référence.
  • Comprendre le rôle des os, articulations, muscles et systèmes énergétiques associés à l'effort.
  • Relier les principaux mouvements aux articulations et groupes musculaires impliqués.
  • Observer un exercice, repérer les compensations simples et proposer une consigne adaptée.
  • Réinvestir ces connaissances en coaching et lors du QCM final.

Pourquoi c'est utile : quand un pratiquant utilise une machine, le coach doit savoir quel muscle est sollicité, où il s'insère et quelle articulation travaille. Ça permet de régler la machine, d'expliquer l'exercice et de corriger une mauvaise exécution.

Organisation pédagogique

Séquence théoriqueSéquence pratique
1. Repères anatomiques et vocabulaire
2. Squelette et articulations
3. Muscle et contraction
4. Tronc, épaule, hanche, genou, cheville
5. Analyse de mouvements en petits groupes
6. Observation et consignes de coaching
7. Étude de cas et révisions
8. QCM final et correction

À quoi sert l'anatomie pour le coach

  • Comprendre le mouvement : quelles articulations bougent, quels muscles contribuent.
  • Choisir et régler un exercice selon l'objectif et le pratiquant.
  • Communiquer avec des termes simples, précis et compréhensibles.
  • Repérer une gêne, une douleur ou une compensation, et adapter la séance.
  • Connaître ses limites : l'éducateur sportif ne pose pas de diagnostic médical.
À retenir : l'anatomie sert à mieux observer et adapter, pas à imposer une technique unique à tous.

1 · Repères et vocabulairePosition anatomique de référence et termes de position

Position anatomique de référence : debout, regard droit devant, bras le long du corps, paumes de mains tournées vers l'avant. Tous les termes de position se décrivent à partir d'elle.

TermeSignification
Supérieur / inférieurvers la tête / vers les pieds
Antérieur / postérieurvers l'avant / vers l'arrière du corps
Médial / latéralproche / éloigné de la ligne médiane
Proximal / distalproche / éloigné de la racine du membre
Superficiel / profondproche / éloigné de la surface du corps

Exemple : le genou est distal par rapport à la hanche, mais proximal par rapport à la cheville.

Questions type QCM
Décrivez la position anatomique de référence.

Debout, regard devant, bras le long du corps, paumes vers l'avant.

Le pouce est-il médial ou latéral en position anatomique ?

Latéral, car les paumes sont tournées vers l'avant.

Que signifie « distal » ?

Éloigné de la racine du membre.

1 · Repères et vocabulairePlans et termes de mouvement

PlanCe qu'il sépareMouvements dominantsExemples
Sagittaldroite / gaucheflexion / extensionsquat vu de profil, curl biceps
Frontalavant / arrièreabduction / adductionélévation latérale
Transversehaut / basrotationsrotation du tronc

Les termes de mouvement, à connaître par cœur

TermeDéfinitionExemple
Flexion / extensiondiminuer / augmenter l'angle articulaireplier / tendre le coude
Abduction / adductionéloigner / rapprocher un segment de la ligne médianeécarter / ramener le bras sur le côté
Rotation interne / externetourner vers l'intérieur / l'extérieurrotation de l'épaule
Pronation / supinationmouvements de l'avant-bras qui orientent la paumepaume vers le bas / vers le haut
Dorsiflexion / flexion plantaireramener la pointe du pied vers soi / pointer le piedmarcher sur les talons / sur la pointe
Élévation / abaissementmonter / descendre la scapula (omoplate)hausser / baisser les épaules
Protraction / rétractionavancer / reculer la scapula (écarter / serrer les omoplates)pousser / tirer, rowing
Astuce mémo : abduction = absent (on s'éloigne) ; adduction = additionner (on rapproche). Supination = on porte la soupe (paume vers le haut).
Questions type QCM
Dans quel plan se fait un curl biceps ?

Sagittal.

Une élévation latérale est-elle une abduction ou une adduction ?

Une abduction.

Que fait-on en dorsiflexion ?

On ramène la pointe du pied vers soi.

1 · Repères et vocabulaireExercices, articulations et chaînes cinétiques

Un exercice fait rarement travailler une seule articulation.

  • Poly-articulaire (plusieurs articulations) : squat → hanche, genou, cheville ; quadriceps, fessiers, ischio-jambiers, gainage du tronc.
  • Mono-articulaire (une seule articulation) : curl biceps → coude ; biceps, brachial.

Chaînes cinétiques

  • Chaîne fermée : l'extrémité du membre est relativement fixe (au sol ou sur un support). Ex. : squat, pompe.
  • Chaîne ouverte : l'extrémité du membre est libre. Ex. : leg extension.

Le contexte, la charge, l'amplitude et la vitesse modifient les contraintes. Une même tâche peut être réalisée avec des stratégies motrices différentes : deux pratiquants ne feront pas un squat de la même façon.

À retenir : pour analyser un exercice, identifier toutes les articulations qui bougent et tous les muscles qui participent (moteurs et stabilisateurs), sinon on rate une compensation. Un exercice ne se résume jamais à un seul muscle.

Astuce mémo : chaîne fermée = le pied ou la main est « enfermé » contre un appui ; chaîne ouverte = il bouge librement dans l'air.

Questions type QCM
Le squat est-il mono ou poly-articulaire ? Quelles articulations ?

Poly-articulaire : hanche, genou, cheville.

Le squat est-il en chaîne ouverte ou fermée ?

Fermée.

2 · Squelette et articulationsLes rôles du squelette

RôleExplication
Soutiendonne sa forme au corps et supporte les charges
Protectioncrâne (cerveau), cage thoracique (cœur, poumons), colonne (moelle épinière)
Mouvementles os servent de leviers aux muscles
Réserve minéralenotamment calcium et phosphore
Moelle osseuseparticipe à la production des cellules sanguines
Questions type QCM
Citez les 5 rôles du squelette.

Soutien, protection, mouvement, réserve minérale, production des cellules sanguines.

Quels minéraux sont stockés dans les os ?

Calcium et phosphore.

2 · Squelette et articulationsSquelette axial et appendiculaire

Squelette axialSquelette appendiculaire
Compositioncrâne et os de la face ; colonne vertébrale (cervicale, thoracique, lombaire, sacrum, coccyx) ; cage thoracique (sternum, côtes)ceintures scapulaire (épaule) et pelvienne (bassin) ; membres supérieurs ; membres inférieurs
Rôle majeursoutien et protectionmobilité et locomotion
Mobilitéplutôt stable, mouvements limités (sauf la colonne)très mobile, grandes amplitudes (épaule, hanche)

Lien entre les deux : les ceintures font la jonction. La ceinture scapulaire relie les bras au tronc, la ceinture pelvienne relie les jambes à la colonne (via le sacrum).

En coaching : on cherche souvent à stabiliser l'axial (gainage, colonne neutre) pour que l'appendiculaire bouge efficacement et en sécurité (ex. : dos gainé pendant un développé épaules).

Astuce mémo : axial = l'axe central du corps ; appendiculaire = les appendices qui y sont accrochés. Colonne de haut en bas : cervicale → thoracique (dorsale) → lombaire → sacrum → coccyx.
Questions type QCM
La ceinture pelvienne appartient-elle au squelette axial ou appendiculaire ?

Appendiculaire.

Citez les 5 régions de la colonne dans l'ordre.

Cervicale, thoracique, lombaire, sacrum, coccyx.

Quelle est la principale différence de rôle entre les deux squelettes ?

Axial : soutien et protection. Appendiculaire : mouvement et locomotion.

2 · Squelette et articulationsLes os de chaque articulation

Articulation / régionOs qui la composent
Épauleclavicule, scapula (omoplate), humérus
Coude et avant-brashumérus, radius, ulna (cubitus)
Bassin et hancheos coxaux, sacrum, fémur
Genoufémur, tibia, patella (rotule)
Cheville et piedtibia, fibula (péroné), talus, calcanéus, métatarsiens
Thorax et troncsternum, côtes, vertèbres
Attention aux noms : nomenclature internationale. Au QCM, c'est le nouveau nom qui compte : scapula (omoplate), ulna (cubitus), patella (rotule), fibula (péroné).
  • Radius côté pouce, ulna côté petit doigt.
  • Tibia = gros os de la jambe, côté interne ; fibula = os fin, côté externe.
  • Calcanéus = os du talon ; talus = os au-dessus, jonction avec tibia et fibula.
  • Le fémur est commun à la hanche et au genou ; l'humérus à l'épaule et au coude.
Questions type QCM
Quels os composent le genou ?

Fémur, tibia, patella.

Quel est le nouveau nom du cubitus ?

Ulna.

Quel os est commun à l'épaule et au coude ?

L'humérus.

2 · Squelette et articulationsL'épaule : articulation gléno-humérale

La glène de la scapula est une cavité peu profonde et ovoïde qui s'articule avec la tête de l'humérus pour former l'articulation gléno-humérale, l'épaule à proprement parler.

Origine du nom : gléno (la glène de la scapula) + humérale (l'humérus).

La glène est petite et peu creuse par rapport à la grosse tête de l'humérus, comme une balle de golf posée sur un tee.

  • Avantage : c'est l'articulation la plus mobile du corps.
  • Inconvénient : elle est instable et dépend beaucoup des muscles qui l'entourent, notamment la coiffe des rotateurs : supra-épineux, infra-épineux, petit rond, subscapulaire.

En coaching : attention aux charges lourdes en fin d'amplitude (développé couché trop bas, tirage nuque) et aux rotations forcées. On renforce les stabilisateurs et on contrôle le placement des omoplates.

Questions type QCM
Quelles surfaces forment l'articulation gléno-humérale ?

La glène de la scapula et la tête de l'humérus.

Pourquoi l'épaule est-elle à la fois très mobile et instable ?

Parce que la glène est peu profonde.

Citez les 4 muscles de la coiffe des rotateurs.

Supra-épineux, infra-épineux, petit rond, subscapulaire.

2 · Squelette et articulationsPronation et supination de l'avant-bras

Os concernés : radius (côté pouce) et ulna (côté petit doigt). L'ulna reste quasi fixe, c'est le radius qui tourne autour de l'ulna.

  • Supination : radius et ulna parallèles, paume vers le haut ou vers l'avant (position anatomique).
  • Pronation : le radius croise l'ulna en diagonale, paume vers le bas ou vers l'arrière.

Rond pronateur (pronator teres) : part de l'humérus près du coude, s'insère sur le radius. En se contractant, il tire le radius par-dessus l'ulna → pronation.

Biceps brachial : puissant supinateur en plus de fléchisseur du coude. Un curl en supination le sollicite donc davantage qu'un curl marteau ou en pronation.

Vidéo de référence : short YouTube de @anatomy.of.motion, « Forearm pronation and supination ».

Questions type QCM
Quel os tourne autour de l'autre lors de la pronation ?

Le radius autour de l'ulna.

En supination, comment sont placés le radius et l'ulna ?

Parallèles.

Citez un muscle pronateur et un muscle supinateur.

Rond pronateur ; biceps brachial.

Planche squeletteBassin, avant-bras et main

Le bassin (ceinture pelvienne)

  • Os iliaque (= os coxal, un de chaque côté), formé de 3 parties soudées : ilium (partie haute, large, en aile), pubis (à l'avant), ischion (en bas et en arrière, l'os sur lequel on est assis).
  • Sacrum : au centre, à l'arrière, relie la colonne au bassin.
  • Coccyx : sous le sacrum, dernière portion de la colonne.
  • Fémur : sa tête s'emboîte dans le bassin pour former la hanche.

Avant-bras et main

Radius (côté pouce) et ulna (côté petit doigt) → carpe (poignet) → métacarpe (paume) → phalanges (doigts).

Astuce mémo : main = Carpe → Métacarpe → Phalanges. Le pied suit la même logique : tarse → métatarse → phalanges.
Questions type QCM
Quelles sont les 3 parties de l'os coxal ?

Ilium, pubis, ischion.

Sur quel os est-on assis ?

L'ischion.

Quel os relie la colonne vertébrale au bassin ?

Le sacrum.

Comment s'appellent les os du poignet ?

Le carpe.

Planche squeletteMembre inférieur

  • Fémur : os de la cuisse, le plus long et le plus solide du corps.
  • Patella (rotule) : à l'avant du genou, protège l'articulation et améliore l'efficacité du quadriceps.
  • Tibia : gros os de la jambe, côté interne, porte l'essentiel du poids du corps.
  • Fibula (péroné) : os fin, côté externe, stabilisateur et attache musculaire.
  • Tarse : arrière-pied et cheville, dont le calcanéus (talon) et le talus.
  • Métatarse : plante du pied. Phalanges : orteils.
MainPied
carpe (poignet)tarse (cheville, arrière-pied)
métacarpe (paume)métatarse (plante)
phalanges des doigtsphalanges des orteils

À noter : le squelette adulte compte environ 206 os (le cours indique « environ 200 »).

Questions type QCM
Quel est l'os le plus long du corps ?

Le fémur.

Lequel du tibia ou de la fibula porte le poids du corps ?

Le tibia.

Quel est l'équivalent du métacarpe au pied ?

Le métatarse.

Planche squeletteLes os de la cheville et du pied

Jambe : tibia (interne) et fibula (externe). Leurs extrémités basses forment les malléoles (les bosses de chaque côté de la cheville) et enserrent le talus.

Le tarse : 7 os

  • Talus : juste sous le tibia, jonction jambe / pied. Il forme l'articulation de la cheville (flexion plantaire, dorsiflexion).
  • Calcanéus : os du talon, le plus gros du pied, reçoit le tendon d'Achille.
  • Naviculaire : à l'avant du talus, côté interne.
  • Cuboïde : côté externe du pied.
  • 3 cunéiformes : devant le naviculaire, lien avec les métatarsiens.

Avant-pied : 5 métatarsiens ; phalanges (2 pour le gros orteil, 3 pour les autres).

En coaching : la cheville conditionne la dorsiflexion, indispensable au squat profond. Une cheville raide oblige souvent à décoller les talons ou à pencher le buste : compensation à repérer.

Astuce mémo : de l'arrière vers l'avant → talon (calcanéus) et talus dessus, puis naviculaire (dedans) et cuboïde (dehors), puis les 3 cunéiformes.
Questions type QCM
Quel os du pied s'articule avec le tibia pour former la cheville ?

Le talus.

Combien d'os compte le tarse ?

7.

Sur quel os s'insère le tendon d'Achille ?

Le calcanéus.

Combien y a-t-il de métatarsiens ?

5.

Planche squeletteTête, tronc et membre supérieur

  • Tête : crâne (protège le cerveau), maxillaire, mandibule (le seul os mobile de la tête).
  • Colonne : 7 cervicales (cou), 12 dorsales / thoraciques (reliées aux côtes), 5 lombaires (bas du dos), puis sacrum et coccyx.
  • Thorax : sternum (os plat au centre de la poitrine) et 12 paires de côtes = cage thoracique (protège cœur et poumons).
  • Ceinture scapulaire : clavicule (avant) et scapula (arrière).
  • Membre supérieur : humérus, radius, ulna, carpe, métacarpe, phalanges.
Astuce mémo vertèbres : 7 – 12 – 5 = petit-déj à 7 h, déjeuner à 12 h, goûter à 5 h.
Questions type QCM
Combien de vertèbres cervicales, dorsales et lombaires ?

7, 12, 5.

Combien de paires de côtes ?

12.

Quels os forment la ceinture scapulaire ?

Clavicule et scapula.

Quel est le seul os mobile de la tête ?

La mandibule.

Planche squeletteZoom sur la main

RégionOsNombre
Avant-brasradius (côté pouce), ulna (côté petit doigt)2
Carpe (poignet)petits os en 2 rangées8
Métacarpe (paume)un par doigt5
Phalanges (doigts)2 pour le pouce, 3 pour les autres14

Total main : 27 os (8 + 5 + 14). Pied : tarse 7, métatarse 5, phalanges 14.

Questions type QCM
Combien d'os compte le carpe ?

8.

Combien de phalanges a le pouce ?

2.

Combien d'os compte la main au total ?

27.

Le troncLa colonne vertébrale

Composition : 7 cervicales, 12 thoraciques (dorsales), 5 lombaires, puis sacrum et coccyx.

Courbures physiologiques (normales)

  • Lordose cervicale : creux au niveau du cou.
  • Cyphose thoracique : bosse (arrondi) au niveau du haut du dos.
  • Lordose lombaire : creux au niveau du bas du dos.
Astuce mémo : lordose = creux (ça rentre) ; cyphose = bosse (ça sort). Les courbures alternent creux / bosse / creux et amortissent les chocs comme un ressort.

Rôles : soutenir le corps, transmettre les forces entre haut et bas du corps, permettre les mouvements (flexion, extension, inclinaisons, rotations), protéger la moelle épinière.

En coaching : on recherche le contrôle et une position adaptée à la tâche, pas une posture figée universelle. Les courbures ne sont pas des défauts : on les respecte (dos neutre) sans les exagérer ni les effacer sous charge (dos arrondi au soulevé de terre, cambrure excessive au développé militaire).

Questions type QCM
Combien de vertèbres dans chaque région ?

7 cervicales, 12 thoraciques, 5 lombaires.

Quelle est la courbure de la région thoracique ?

Une cyphose.

Citez les 4 rôles de la colonne vertébrale.

Soutenir, transmettre les forces, permettre les mouvements, protéger la moelle épinière.

Le troncLes déformations de la colonne

Les courbures normales existent chez tout le monde. Ici, cyphose et lordose désignent des courbures exagérées (hypercyphose, hyperlordose).

TypeVueDescription
Normaleprofil3 courbures harmonieuses (creux / bosse / creux)
Hypercyphoseprofildos rond, haut du dos trop arrondi, épaules et tête projetées vers l'avant
Hyperlordoseprofilcambrure lombaire excessive, ventre et bassin basculés vers l'avant, fessiers ressortis
Scoliosede dosdéviation latérale en S ou en C, souvent avec rotation des vertèbres

Lien avec les plans : cyphose et lordose se voient dans le plan sagittal (de profil) ; la scoliose dans le plan frontal (de dos).

En coaching : pas de diagnostic. Déformation marquée ou douloureuse → orienter vers un médecin ou un kiné, puis adapter avec leur avis (éviter les charges lourdes sur la colonne, travailler gainage et mobilité). Pour une hypercyphose posturale (bureau), renforcer le haut du dos et ouvrir la poitrine.
Questions type QCM
Quelle déformation est une déviation latérale de la colonne ?

La scoliose.

Dans quel plan observe-t-on une scoliose ?

Le plan frontal.

Différence entre cyphose thoracique et hypercyphose ?

L'une est normale, l'autre exagérée.

Exercice correctifPull-over au sol pour la cyphose

Exécution

  1. Allongé sur le dos au sol, genoux fléchis, pieds à plat.
  2. Haltère tenu à deux mains au-dessus de la poitrine, bras presque tendus.
  3. Descendre lentement l'haltère derrière la tête, vers le sol, bas du dos plaqué au sol.
  4. Remonter au-dessus de la poitrine en contrôlant. Inspirer à la descente, expirer à la remontée.

Articulation et mouvement : épaule (gléno-humérale), flexion à la descente, extension à la remontée, plan sagittal.

RôleMuscles
Moteurs principauxgrand dorsal, grand pectoral (faisceau inférieur)
Secondairesgrand rond, triceps brachial (longue portion), dentelé antérieur
Stabilisateursabdominaux (transverse, grand droit) : maintiennent le bas du dos au sol
Étirés à la descentegrand dorsal, grand pectoral, grand rond

Pourquoi pour la cyphose : ouvre la cage thoracique, favorise l'extension du haut du dos, étire pectoraux et grand dorsal (souvent raides en cas de dos rond). Le sol limite la cambrure lombaire, contrairement au pull-over sur banc.

Précautions : charge légère (amplitude et contrôle avant tout) ; s'arrêter si le bas du dos décolle ou si l'épaule tire ; aucune douleur ; cyphose marquée = avis du médecin ou du kiné.

Vidéo : How to Do : Dumbbell Pullover on Floor (YouTube)

Questions type examen
Proposez un exercice adapté à une hypercyphose et justifiez.

Pull-over au sol : ouvre la cage thoracique, étire pectoraux et grand dorsal, sans cambrure lombaire.

Quels sont les muscles moteurs principaux du pull-over ?

Grand dorsal et grand pectoral.

Pourquoi au sol plutôt que sur un banc pour ce public ?

Le sol limite la cambrure et sécurise le bas du dos.

Le troncLes clients qui viennent corriger leur posture

Certains pratiquants viennent spécifiquement pour améliorer leur posture (dos rond, cambrure excessive, épaules enroulées). C'est une motivation à part entière, qui rejoint l'objectif santé et bien-être vu au chapitre 1.

  1. Entretien : diagnostic médical existant (cyphose, scoliose…), douleurs, suivi kiné, métier (sédentaire = assis longtemps).
  2. Observation : posture de profil (cyphose, lordose) et de dos (scoliose, épaules asymétriques).
  3. Programme adapté : renforcer les muscles affaiblis (haut du dos, gainage), étirer les muscles raides (pectoraux, grand dorsal, fléchisseurs de hanche), travailler la mobilité (ex. : pull-over au sol).
  4. Limites : pas de diagnostic, pas de promesse de « redresser » une déformation structurelle. Déformation marquée ou douloureuse = travail en lien avec le médecin ou le kiné.
Question type examen
Un client vient pour corriger son dos rond. Quelles sont vos étapes ?

Entretien, observation, programme (renforcer, étirer, mobiliser), respect des limites et lien avec les professionnels de santé.

2 · Squelette et articulationsLes articulations

Une articulation relie des éléments du squelette et permet, selon sa structure, plus ou moins de mobilité.

TypeMobilitéExemple
Fibreusequasi nullesutures du crâne
Cartilagineuselimitéedisques entre corps vertébraux, symphyse pubienne
Synovialeimportanteépaule, hanche, genou, coude, cheville

Structure d'une articulation synoviale

  • Cartilage : recouvre les extrémités des os, permet le glissement et amortit.
  • Capsule : enveloppe fibreuse autour de l'articulation.
  • Membrane synoviale : tapisse l'intérieur de la capsule et produit le liquide.
  • Liquide synovial : lubrifie et nourrit le cartilage, comme l'huile d'un moteur.
À retenir : stabilité et mobilité ne dépendent pas que des os, mais aussi des ligaments, muscles, tendons et du contrôle neuromoteur (capacité du système nerveux à coordonner les muscles).

En coaching : l'échauffement augmente la production de liquide synovial. Une articulation très mobile mais peu stable, comme l'épaule, a besoin d'un bon renforcement autour.

Astuce mémo : Fibreuse = Fixe ; Cartilagineuse = Courte mobilité ; Synoviale = Super mobile.

Questions type QCM
Citez les 3 types d'articulations avec un exemple.

Fibreuse (crâne), cartilagineuse (disques, symphyse pubienne), synoviale (genou…).

Quel est le rôle du liquide synovial ?

Lubrifier et nourrir le cartilage.

De quoi dépendent la stabilité et la mobilité d'une articulation ?

Os, ligaments, muscles, tendons et contrôle neuromoteur.

2 · Squelette et articulationsLigament et tendon

LigamentTendon
Relieun os à un autre osun muscle à un os
Rôlestabiliser l'articulation, limiter les mouvements excessifstransmettre la force du muscle à l'os pour créer le mouvement
Exempleligaments croisés du genou (LCA), ligaments de la chevilletendon d'Achille (mollet → calcanéus), tendon rotulien
Astuce mémo : Ligament = Lien entre os ; Tendon = Tire sur l'os (c'est la fin du muscle qui s'accroche).

En coaching : une entorse touche un ligament, une tendinite un tendon. Dans les deux cas, on n'entraîne pas dans la douleur et on oriente vers un professionnel de santé.

Question type QCM
Quelle structure relie un muscle à un os ?

Le tendon.

2 · Squelette et articulationsArticulations synoviales : exemples

Articulation mobile qui relie deux os à l'aide d'une cavité remplie de liquide synovial.

ArticulationCaractéristique
Épaulegrande amplitude, forte dépendance au contrôle musculaire (glène peu profonde)
Hancheprofonde, à la fois mobile et stable (tête du fémur bien emboîtée)
Genouflexion / extension principales, rotations accessoires (surtout genou fléchi)
Chevillerôle clé dans l'appui et la propulsion (marche, course, saut)
  • Cartilage articulaire : limite les frottements, répartit les pressions.
  • Capsule et membrane synoviale : enveloppe et lubrification.
  • Ligaments : relient les os, contribuent à la stabilité.
  • Tendons : relient les muscles aux os.

Épaule ou hanche : les deux bougent dans les 3 plans, mais l'épaule privilégie la mobilité (cavité peu profonde) et la hanche la stabilité (cavité profonde, porte le poids du corps).

En coaching : au genou, éviter les rotations sous charge (pivoter genou fléchi avec une barre). À l'épaule, renforcer les stabilisateurs avant de charger lourd.

Questions type QCM
Quelle articulation est la plus mobile mais la moins stable ?

L'épaule.

Quels sont les mouvements principaux du genou ?

Flexion et extension.

Quel est le rôle du cartilage articulaire ?

Limiter les frottements, répartir les pressions.

2 · Squelette et articulationsMobilité, stabilité et amplitude

  • Mobilité : amplitude de mouvement disponible dans une articulation. Varie selon l'anatomie, l'âge, l'expérience et le contexte (échauffement, fatigue).
  • Stabilité : capacité à contrôler une articulation face aux contraintes (charge, vitesse, déséquilibre).
  • Amplitude utile : celle dont on a besoin pour l'exercice. Dépend de la tâche, de la morphologie, de la charge et du contrôle.
Règles de sécurité : ne jamais forcer une amplitude douloureuse (réduire la charge ou adapter : squat moins profond, autre prise). Douleur persistante, inhabituelle ou inquiétante → interrompre la séance et orienter vers un professionnel de santé. Douleur ≠ inconfort d'effort : questionner, adapter, ne pas diagnostiquer.
Inconfort d'effort (normal)Douleur (signal d'alerte)
brûlure musculaire, fatigue, essoufflement, disparaît au reposvive, localisée sur une articulation ou un tendon, pique, lance ou persiste après l'effort

Questions à poser : « Où avez-vous mal exactement ? Depuis quand ? Ça brûle dans le muscle ou ça pique dans l'articulation ? Ça persiste au repos ? »

Questions type QCM
Quelle est la différence entre mobilité et stabilité ?

Mobilité = amplitude disponible ; stabilité = capacité à contrôler l'articulation.

Que faire face à une amplitude douloureuse ?

Réduire la charge ou adapter l'exercice.

Que faire en cas de douleur persistante ou inquiétante ?

Interrompre et orienter vers un professionnel de santé.

3 · Muscle et contractionPrincipaux rôles musculaires

Les fonctions du muscle

  • Produire un mouvement.
  • Freiner ou contrôler un mouvement.
  • Stabiliser une articulation ou un segment.
  • Maintenir une posture.
  • Transmettre et absorber des forces.

Les rôles dans un exercice

RôleDéfinitionExemple : curl biceps
Agonistecontribue fortement à l'action observée (moteur principal)biceps brachial
Antagonisteproduit l'action opposée ou la contrôletriceps brachial
Synergisteassiste le mouvementbrachial, brachio-radial
Stabilisateurcontribue au contrôle d'un segmentmuscles de l'épaule et gainage du tronc (le coude reste fixe, le dos ne bascule pas)
À retenir : ces rôles varient selon la phase et la tâche. Un même muscle peut être agoniste dans un exercice et antagoniste ou stabilisateur dans un autre. Au squat, le quadriceps pousse à la montée et freine la descente.

Astuce mémo : agoniste = celui qui agit ; antagoniste = celui d'en face (anti) ; synergiste = qui travaille avec (syn = ensemble).

En coaching : pour analyser un exercice, nommer l'agoniste ne suffit pas. Un antagoniste trop raide limite l'amplitude, et des stabilisateurs faibles amènent des compensations.

Questions type QCM
Citez les 5 fonctions du muscle.

Produire, freiner ou contrôler un mouvement, stabiliser, maintenir une posture, transmettre et absorber des forces.

Quel est le rôle d'un muscle antagoniste ?

Produire l'action opposée ou la contrôler.

Dans un curl biceps, qui est l'agoniste et qui est l'antagoniste ?

Agoniste : biceps brachial. Antagoniste : triceps brachial.

Le rôle d'un muscle est-il toujours le même ?

Non, il varie selon la phase du mouvement et la tâche.

Suite du cours d'anatomie (contraction, tronc, hanche, genou, cheville…) : ajoutée au fil des prochaines notes.